6 critères clés pour définir la ville intelligente

Le smart ne se limite pas à des innovations, il comprend également nos systèmes productifs (quatrième révolution industrielle*) et nos usages de la ville, cela suppose une coopération nécessaire entre les technologies et les hommes.

Vous avez dit Smart ?Un anglicisme dont la portée transcende sa traduction française de l’intelligence, pour regrouper plusieurs concepts révolutionnant les usages des citoyens dans la ville. Ce sont des objets qui sont capables de communiquer des données, de prendre des décisions, d’analyser leur environnement, mais surtout de créer des réseaux d’interconnexions et d’échanges d’informations illimités. Le smart ne se limite pas à des innovations, il comprend également nos systèmes productifs (quatrième révolution industrielle*) et nos usages de la ville, cela suppose une coopération nécessaire entre les technologies et les hommes.

Mais alors une Smart city, c’est quoi ?

Face à la complexité du terme « smart » couplé à la notion de ville, c'est-à-dire la « smart city », il est difficile d’en donner une définition précise de cette composition devenue appellation.
Néanmoins nous avons choisi de nous référer aux six critères identifiés par Rudolf Giffinger, expert en recherche analytique sur le développement urbain et régional à l’université technologique de Vienne, pour définir ce qu'est la ville intelligente.

  • Économie intelligente

Une compétitivité accrue dans un milieu entrepreneurial flexible, adaptable à son environnement et innovateur.

Ex : Le Barcelona Urban Lab est un projet mettant la ville de Barcelone à disposition des acteurs publics et entrepreneurs privés comme lieu d’expérimentation de nouveaux services urbains.

  • Gouvernance durable

Une meilleure intégration de services sociaux et publics dans le processus de décision des projets.

Ex : Développement de la démocratie participative entre les citoyens et les agents publics locaux grâce aux outils numériques (Montréal).

  • Habitat intelligent

Garantir une qualité de vie aux habitants avec l’appui des nouvelles technologies permettant de réduire leur empreinte écologique.

Ex : Construction du quartier de La Confluence où les bâtiments sont à énergie positive – projet Hikari (Lyon)

  • Éco-citoyenneté

Mise en place d’un capital social et culturel cosmopolite afin de stimuler la créativité et la participation des citoyens à la ville.

Ex : Mise en place de smart city où l’inclusion sociale est la priorité en matière de construction de quartiers (Vienne), dans le cadre du projet européen Smarter Together

  • Mobilité intelligente

Développer des services de transport facilités à travers de meilleures informations, diffusées via des supports technologiques intelligents.

Ex : Application informant en temps réel des places libres dans un quartier (Barcelone)

  • Environnement durable

Mettre l’accent sur la protection du milieu naturel et la réduction de la pollution à l’aide de régulateurs.

Ex : Service d'autopartage de voitures électriques (Paris).

Pourquoi cette définition ? Trois raisons

  • Les critères correspondent à des domaines de développement et cette définition apporte une nouvelle dimension dans la construction de villes :
    la liberté de choix.
  • Chaque ville a ses propres caractéristiques, ainsi cette définition en critères permet d’adapter la construction d’une smart city à son environnement territorial et social.
  • Giffinger met en avant l'interdépendance des critères et des usages, selon les contraintes propres à chaque ville.

La construction de « smart cities » est un projet d’envergure nationale où les nouvelles technologies mises en place sont à la fois une évolution et une réponse aux nouveaux usages de la ville des citoyens. L’Europe et le Japon ont mis en place le projet CPaaS.io qui met à disposition de tous leurs avancées nationales dans le domaine des smart cities.

Cette initiative correspond effectivement à une évolution des usages de l’information urbaine (open source, open data) mais répond aussi au besoin de lien social des citoyens dans une dimension internationale.

La donnée, “Data“, devient pilier des changements urbains et ainsi sa collecte, son hébergement, sa sécurisation et son traitement deviennent le nouveau challenge des opérateurs-hébergeurs.

> Dans le Nutshell#2, nous aborderons l’avènement de la quatrième révolution industrielle en tant que nouveau système productif.